Histoire de Ginger (fiction ou presque…)

Concours E2

Ginger Perlemuche perdit brutalement son mari et alter ego.

Une tragédie, nous en convenons, qui la laissa sur le carreau. Lui restait, un fils unique, parfait, en ceci, qu’il n’avait jamais troublé l’océan du trio familial, de la moindre vague contrariante. Un fils déjà grand, enfin surtout, autonome, qualité essentielle pour Ginger Perlemuche.

Il travaillait dans une banque, à Hambourg. Ginger Perlemuche, lui rendit visite, une fois.

Mais il n’est nulle tragédie, qui ne soit un jour, prise à bras le corps, par…tiens, pourquoi pas, une collègue, à qui l’on a rien demandé !

Mandarine avait un voisin divorcé, de grande taille, qui disait-elle, serait le compagnon -de taille !- idéal de Ginger Perlemuche. Qu’il serait chouette, qu’ils s’appellent…

Ne me demandez pas les détails, mais l’affaire fut entendue ! Et je croisais, même, l’improbable couple-assorti-de-taille, un soir, au théâtre.

Avaient-ils l’air heureux ? Pour le coup, je dirais, non. Tellement pas, que cela me fit de la peine.

Mais je suis sensible.

Car oui, l’homme à la taille assortie, était pourvu de deux jeunes adolescents. Oh rien d’extraordinaire, un week end sur deux, et quelques jours pendant les vacances. Mais Ginger avait du prendre le lot complet.

Et elle découvrit, qu’il était toujours très compliqué de dompter, que dis-je de dresser, voire RE-dresser des enfants élevés ailleurs. Ginger Perlemuche donna corps et substance à ce méchant mot, qu’est celui de ‘marâtre’. En même temps…objectivement…son fils étant parfait, que pouvait il rester aux autres ?…

Il y a quelques jours, les voies impénétrables de nos emplois du temps respectifs, me firent croiser Ginger Perlemuche, en pause déjeuner.

Enfin, elle. Moi je ne déjeune pas.

Geignarde Ginger, entre deux dépiautage d’une branche de chou fleur cru.

Paraitrait que les ados voudraient entreprendre des études. Réussiront pas, c’est certain. Et avoir le bac en prime. Et pourquoi pas artiste pendant qu’on y serait. Après tout, on ne sait jamais vers quoi peut mener un bac. Et littéraire…

Le chou fleur passe un sale quart d’heure.

Pauvre Ginger, jamais gourmande de rien. Mais je vous l’ai dit, je suis sensible !

Belle semaine à vous les Oursins !

A vendredi

Oursine

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Publié dans Bulles acides, Histoires

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